Pedro Vianna, avec Éric Meyleuc absent-présent, propose

poésie pour tous

 

La rubrique Poèmes du mois de ce site créé le 14 avril 2001 a déjà publié

2 151 poèmes de 167 poètes de 31 origines nationales, sans compter ceux de P. Vianna

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poèmes d'éric meyleuc manuscrits 55

Il était une fois1

dans l’infinissable grand2 univers

un bonhomme vert

perdu

dans cette immensité

sans savoir où aller

Il rencontra, alors,

à cet instant,

oh miracle

notre petite sphère bleue

qui ne l’était plus tellement,

bleue

à vrai dire

se trouvant devant un obstacle

que constituait une imperméable barrière

de satellites qui

calfeutrait

(bien au chaud)3 notre petite mère et4

obstruait l’arrivée de la lumière et

à tel point qu’elle ne laissait rien transparaître5

mais qui ne changeait rien6

à l’image de ce homeland stagnant qui

tenait place d’atmosphère où

il n’était possible de7 circuler sans

se munir de lunettes à infra-rouge

on s’y serait cru dans un

aquarium à poisson rouge

dont l’eau (eau croupie)8 n’aurait pas été changée

depuis des lustres

sauf qu’ici, sur notre pauvre mais

encore jeune planète,

les poissions rouges n’existaient plus

ni aucune autre faune ni flore

qu’on dirait devenue halophile9

ce qui semblait difficilement10

imaginable

vu que, en fait d’océan, n’existait plus que

cette fange hideuse et nauséabonde

dans laquelle on ne pouvait que

s’engloutir11 sans espoir d’en

refaire surface12

c’était13 vraiment pas le moment

qu’un connard venu d’on ne sait

vienne rajouter sa vertueuse merde à tout

ce bourbier

non mais ! désespoir par tant de

peine perdue la survie14 n’en pouvait

plus de tant d’ingratitude15

après tant de distance parcourue

 

nota bene

1. ce poème est écrit à l’encre noire, avec quelques modifications au feutre fin rouge et au feutre fin bleu,

sur le recto et le verso d’une feuille blanche issue d’un carnet de notes au format 12,3 cm x 18,7 cm ;

il fait partie d’un ensemble de quatre poèmes qui figurent sur cinq pages (trois feuilles : trois rectos et deux versos)

consécutives dudit carnet (voir dans la présente section les poèmes 56, 57, 58) ;

cet ensemble est surmonté de la note « Poèmes retrouvés ; livre Comment … déjà ? JL Bory offert en 1992 » ;

il s’agit de BORY, Jean-Louis et HOCQUENGHEM, Guy ; Comment nous appelez-vous déjà ?, paru en 1977 ;

n’ayant pas (encore) retrouvé le livre, peut-être mal classé dans notre bibliothèque, ni les originaux,

nous ne savons pas si, au moment de la transcription, les originaux de ces poèmes ont été modifiés ;

néanmoins, nous avons bien entendu gardé les corrections d’orthographe faites par l’auteur lui-même,

nous avons procédé à certaines qui lui avaient échappées et, dans les notes ci-après,

nous indiquons les modifications que l’auteur a apportées au texte après l'avoir transcrit ;

compte tenu de la note du poète, nous pouvons raisonnablement supposer que les quatre poèmes

ont été écrits au début des années 1990 ;

en raison de certaines dates qui figurent sur des pages du carnet de notes,

nous pouvons affirmer que la transcription a été faite entre 2007 et 2011

2. dans la transcription, grand est abrégé en gd

3. les parenthèses semblent avoir été ajoutées après la transcription, mais avec le même stylo noir

4. dans la transcription, une double flèche, à gauche du texte, pointe sur les et qui finissent ce vers et le suivant

5. après la transcription, le poète a réécrit par-dessus, à l’identique, mais au feutre fin rouge tous les mots du vers,

sauf le dernier qu’il a barré, pour écrire à la suite, toujours au feutre rouge, transparaître

6. dans la transcription, ce vers et le suivant se lisaient mais qui ne changeait rien au / homeland glauque qui stagnait ;

ensuite, il semblerait que le poète avait écrit, au stylo noir, dans l’interligne inférieur, au début du second de ces vers

à ce puis, au feutre fin rouge, il a barré ces deux mots pour écrire, toujours en rouge, à l’image de ce ;

il a également barré glauque puis, en dessous de stagnant, il a écrit les mots et glauque, qu’il a ensuite barrés

7. on pourrait aussi lire d’y circuler ; le “y” étant redondant, nous avons choisi la forme de circuler

8. dans la transcription, dans un premier temps les mots eau croupie figuraient à la fin du vers suivant,

après depuis des lustres ; les parenthèses ont manifestement été ajoutées après la transcription et, au-dessus de ces mots,

le poète a mis un point d’interrogation d’où part une flèche dont la pointe se place entre l’eau et n’aurait dans le vers précédent

9. ce vers est conjectural, car le seul mot clair est halophile ; dans la transcription, ce vers commençait par halophile

ou alors ce mot était seul et terminait le vers précédent ;

le fait est que, dans le texte dont nous disposons, il est suivi d’un mot court illisible puis de deux autres que l’on pourrait lire dirait devenue

et une flèche, dans l’interligne inférieur part du milieu du mot halophile et pointe vers la fin du vers,

ce qui explique notre conjecture pour la lecture de ce vers

10. dans la transcription, ce vers et le suivant sont soulignés par de petits traits intermittents au feutre fin rouge

11. dans la transcription, il était écrit s’y engloutir, mais le poète a ensuite mis le “y” entre parenthèses rouges

12. après la transcription, le poète avait écrit au feutre fin bleu, juste après surface, les mots continuum de sables mouvants,

qu’il a ensuite barrés avec le même feutre

13. notons le changement de ton, le passage à une forme orale omettant le “ne” et qui annonce le style de la suite

14. survie est une lecture conjecturale

15. dans la transcription, on lisait plus tant de déconneurs d'ingratitude, mais ensuite le poète a barré les mots de déconneurs

horizontal rule

éric meyleuc

inédit

© ayants-droit d'Éric Meyleuc

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© Pedro Vianna                                                    dernière mise à jour : 15 février 2021