Pedro Vianna, avec Éric Meyleuc absent-présent, propose

poésie pour tous

 

La rubrique Poèmes du mois de ce site créé le 14 avril 2001 a déjà publié

2 322 poèmes de 172 poètes de 31 origines nationales, sans compter ceux de P. Vianna

Et la fête continue !                                                                   Bonne navigation !

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poèmes d'éric meyleuc manuscrits 247

j’ai besoin d’être1

dans l’action de la parole

mais celle-ci2 ne vient pas

 

la parole

qui s’anime

anime

entraîne

tout un vécu

et l’histoire3 de ce vécu

vers un imaginaire

un impensé

impensable vécu

non encore exploré

et qui se cherche

ou du moins se trouve

dans le commencement

de cette parole

 

À quoi bon ?

 

hein ?

 

il y a comme un souci

peut-on faire un commencement

avec ces trois mots

qui dénotent un manque de conviction

certain

 

À quoi bon commencer

mais4 c’est trop tard

tu as déjà commencé

ce serait plutôt

À quoi bon continuer

comment en sortir

de ça5

 

ça se présente mal en effet

ça sent le sapin même6

 

les gens ont toujours7 des histoires

drôles à raconter

moi jamais

il faut alors que j’en invente

 

comment exister

si l’on n’a rien à raconter

d’intéressant et qui ne fasse pas

fuir et qui fasse rêver

du moins donne envie de continuer

le chemin

et non de se flinguer

 

il neige en ce moment

sur les toits de Paris

l’hiver est à la fête

est-ce que cet événement

événements…

j’en fais déjà un événement

avant de l’avoir raconté

ce phénomène

trop fort encore

ce8 fait météorologique

suffirait donc à créer

un événement phénoménal

un péquin9 voulais jouer

les journalistes surexcités

en mal de nouvelles sensationnelles

en10 termes d’audimat

raconter un flocon qui tombe11

et en faire une révolution

s’il tombait une couche de neige de deux mètres12

dans le passage de clichy

on ne pourrait même13 plus sortir

quel événement et quel remue-ménage14

alors !

 

si j’attends tellement d’un

flocon de neige

c’est qu’il y a quelque chose

qui tourne trop en15 rond

dans mon vécu

en sortir de ce tourner en rond16

dans un mélodrame du quotidien

bien ordinaire du commun

des mortels qui m’environne17

mortellement commun

 

et pourtant il veut raconter

des histoires

et pour un rien

tout18 devient phénomène du vécu

qui souligne d’autant plus

le néant de ce vécu

et19 permettrait20 tant21 de faire de ce rien

un monde merveilleux

tant21 de raconter

plutôt qu’un monde merveilleux

faire ressortir ce qui dénote

ce qui dérape

le non-dit ce qui transparaît

à travers le paraître de l’anecdote

d’un événement du22 quotidien

le rictus, le geste, l’attitude

incompris ou au contraire

une confirmation de quelque chose

d’anormal dans ce semblant

de normal

un normal aux images

qui sautent naturellement, fatalité

bien humaine23

passé24 dans les us et coutumes

et qui se perpétue vit25 de façon

oppressante pour celui26

qui raconte et qui n’arrive pas

à comprendre pourquoi ça le27

démange28, à tel point qu’il éprouve

ce29 besoin de le raconter aux autres

 

intempéries que le système prend en otage30

mal huilé par les intempéries

 

raconter31

les réactions

 

nota bene

1. ce poème est écrit à l’encre bleue dans la totalité de la cent-dixième, de la cent-onzième, de la cent-douzième,

de la cent-treizième pages écrites et dans les trois premiers quarts de la cent-quatorzième

d’un livre de notes offert au poète lors du 27e Salon du livre de Paris, en mars 2007 (le pays à l’honneur était l’Inde), au format 13,5 cm x 19,6 cm,

relié en « toile Monceau Cachemire sur GTI », contenant 200 pages non lignées

(dont six pages de garde et de crédits, deux au début et quatre à la fin), soit 100 feuilles, de couleur blanche,

au format 12,7 cm x 18,7 cm, mais dont les deux premières feuilles ont été arrachées probablement avant de servir ;

ce livre de notes contient un grand nombre de poèmes, des réflexions diverses, des aide-mémoire, des notes personnelles,

des notes prises à partir de lectures, le tout écrit entre la fin de 2010 et probablement la fin d’octobre 2014,

la presque totalité des textes étant datés ; le dernier texte daté, qui figure dans la cent-quatre-vingt-sixième page écrite du livre,

est précédé de la mention le 20/10/2014 ;

le poème que nous transcrivons ici est précédé de la date le 18/01/2013 ;

ce long poème peut être rapproche de celui, beaucoup plus bref, numéroté 243 dans la présente section de Poésie pour tous

ainsi que de celui, également court, daté du 19 mars 2012 et numéroté 118 dans la section Les autres poèmes d’Éric Meyleuc de ce site ;

le dernier quart de la cent-quatorzième page du livre de notes est resté vierge ; au tiers de la cent-dixième page,

dans la marge de droite, figurent deux losanges concentriques, le plus petit étant rempli de hachures verticales ;

au milieu de cette même page, dans la marge de gauche, du huitième au onzième vers, figure une ligne verticale irrégulière ;

vers le milieu de la cent-onzième page, dans la marge de gauche, à la hauteur des vers allant de

ça à ça sent le sapin même, figure, très ténue, une sorte de feuille stylisée, à la verticale

2. dans un premier temps, le poète avait écrit elle, puis il a barré ce mot et a écrit juste au-dessus celle-ci

3. dans un premier temps, le poète avait écrit deux autres mots qu’il a barrés pour écrire juste en dessous l’histoire ;

le premier des deux mots barrés est le ou la, mais le deuxième est devenu illisible

4. dans le manuscrit, mais est, comme souvent, abrégé en ms

5. ça est une lecture conjecturale ; peut-être pourrait-on lire ces ou ce, le “s” ayant alors été barré

sans que, cependant, dans les deux cas, il y ait de points de suspension à la suite du mot

6. dans le manuscrit, même est, comme souvent, abrégé en un “m” surmonté d’un trait

7. dans le manuscrit, toujours est, comme souvent, abrégé en tjrs

8. il semblerait que, dans un premier temps, le poète avait écrit cet, comme s’il allait écrire ensuite événement,

mais qu’il a immédiatement changé d’avis, a barré le “t” et a écrit fait météorologique

9. péquin est une lecture fort conjecturale ; éventuellement pourrait-on lire papier, mais le sens en souffrirait

10. dans un premier temps, le poète avait écrit et en termes, puis il a barré et

11. dans le manuscrit, ce vers était suivi, à la ligne suivante, d’un mot ou d’un début de vers que le poète a barré en rendant le ou les mots illisibles

12. dans un premier temps, le poète avait écrit s’il tombait deux [écrit 2] mètres de neige,

puis il a écrit dans l’interligne supérieur les mots une couche, au-dessus d’une coche dont la pointe est placée juste avant les mots de clichy,

a ajouté de après neige, a souligné 2 mètres et a indiqué, au moyen d’une flèche horizontale partant à droite,

que ces mots devaient être placés à la fin du vers ;

notons par ailleurs que le passage de Clichy, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, est une voie privée

dans laquelle se trouve notre appartement, dans sont tronçons fermé à la circulation

13 dans le manuscrit, même est, comme souvent, abrégé en un “m” surmonté d’un trait

14. dans le manuscrit, manifestement faute de place, ménage est écrit, sous remue-

15. dans le manuscrit, en a été ajouté dans l’interligne supérieur, délimité par une coche dont la pointe est placée entre trop et rond

16. peut-être pourrait-on lire ce tourne-en-rond, mais les traits d’union n’y figurent pas

17. dans le manuscrit, les mots des mortels sont écrits dans la marge de gauche, juste avant qui, ce qui laisse supposer qu’ils ont été ajoutés ;

notons que le poète a maintenu le verbe au singulier, en l’accordant ainsi avec commun, sans que nous sachions

s’il s’agit d’un choix conscient ou s’il a oublié de l’accorder avec mortels

18. dans le manuscrit, tout est, comme souvent, abrégé en en tt

19. dans le manuscrit, la conjonction et est écrite dans la marge de gauche, juste avant pourtant, ce qui laisse supposer qu’elle a été ajoutée

20. permettrait est une lecture conjecturale ; peut-être pourrait-on lire pourtant, et il faudrait alors

lire autrement le mot qui suit, mais nous ne voyons pas quel pourrait être ce mot (cf. la note suivante)

21. dans les deux occurrences, le mot tant nous semble assez clair ; toutefois la lecture du mot

qui précède la première occurrence est conjecturale et laisse planer un doute quant à la suite

22. au lieu de du, peut-être pourrait-on lire au

23. dans le manuscrit, ce vers est écrit dans l’interligne qui sépare le vers précédent du vers suivant, en commençant dans la marge de gauche

24. dans le manuscrit, passé est nettement écrit au masculin, ce qui indique que c’est le normal qui est passé dans les us et coutumes

25. peut-être pourrait-on lire et au lieu de vit

26. dans un premier temps, le poète avait commencé ce vers par le mot anormal, qu’il semble avoir barré

tout de suite après l’avoir écrit pour continuer le vers tel que nous le transcrivons ici

27. dans le manuscrit, le était suivi d’un mot barré qui pourrait être dérange

28. démange est peut-être une lecture conjecturale, mais si la troisième lettre du mot n’était pas un “m”,

il faudrait la lire comme étant un double “r”, ce qui serait incompatible avec le “é” qui précède

29. peut-être pourrait-on lire le au lieu de ce

30. dans un premier temps, ce deux vers semblent avoir été intempéries qui prennent en otage / le système mal huilé aux intempéries,

puis, au moyen d’une flèche montante vers la droite, le poète a indiqué que les mots le système du second de ces deux vers

devaient être placés après le relatif qui du premier vers, sans s’occuper de ce pronom, qui, vu l’écriture de l’auteur,

peut se lire indifféremment que ou qui ;

ensuite, toujours dans ce premier vers il a transformé prennent en prend et, dans le second, il a souligné les mots mal huilé,

a transformé aux en les et à écrit dans l’interligne supérieur par, la barre du “p” étant placée dans l’espace entre huilé et intempéries

31. dans le manuscrit, ce vers et le suivant sont ainsi décalés vers la gauche et le premier,

placé carrément dans la marge de gauche, est écrit légèrement de biais en montant

horizontal rule

éric meyleuc

inédit

© ayants-droit d'Éric Meyleuc

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© Pedro Vianna                                                    dernière mise à jour : 15 septembre 2022