Pedro Vianna, avec Éric Meyleuc absent-présent, propose

poésie pour tous

 

La rubrique Poèmes du mois de ce site créé le 14 avril 2001 a déjà publié

2 169 poèmes de 170 poètes de 31 origines nationales, sans compter ceux de P. Vianna

Et la fête continue !                                                                   Bonne navigation !

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poèmes d'éric meyleuc manuscrits 103

désœuvré devant1

l’impossibilité de naître

n’être que l’ombre

de son possible potentiel2

réduit à ses3 quelques

lignes

frustration d’une liberté

conditionné4

à l’argent

surveillé5 par ceux qui en possèdent6

condamné à (se) mentir

sur sa condition

de mal être,

trouver la force de l’être subversif à sa personne même7

de se déposséder8

de l’aliénation

même9

de résister à cette force des

habitudes entretenues

par la pesanteur10

des chaînes11

de l’asservissement

inculqué intégré12

qui voudraient vous faire passer

pour un raté qui a raté

le coche

de l’intégration

allons fouette cocher13

la voilà l’intégration14

l’acceptation de la dépossession

de soi15 au

détriment

du bien

commun

 

surtout raté le coche de l’intégration16

il faut leur faire mordre le mors

assécheur17 de la cadence

l’allumeur17 de mon enrichissement17 c’est trop lutter17

 

nota bene

1. ce poème est écrit au feutre fin bleu sur le recto et le premier tiers du verso d’une feuille issue d’un carnet de notes à spirale au format 11,4 cm x 18 cm,

aux pages de couleur blanche contenant des poèmes, des réflexions diverses, des notes prises à partir de lectures, le tout écrit

entre le début de 2010 et le début de 2017 ; il s’agit de la première et de la deuxième pages d’une série de huit, sur lesquelles figurent huit poèmes

qui se succèdent, à part une note de réflexion politique au sujet d’un texte que lisait alors le poète, située entre le quatrième et le cinquième poème ;

dans la présente section de Poésie pour tous, nous transcrivons ces poèmes de façon également successive à partir de celui-ci jusqu’au poème numéroté 110 ;

les deux derniers tiers du verso de la page sont occupés par le poème numéroté 104 dans cette même section ;

aucun indice ne nous permet d’avancer une date pour l’écriture du poème transcrit ici, mais la thématique de cinq des huit poèmes de cette séquence

(du deuxième au sixième) et les éléments concrets qu’ils contiennent pourraient conduire à situer leur écriture durant l’été 2015,

au cours duquel, logés à Picherande du 3 au 24 août, pendant trois semaines nous avons randonné dans le Massif central, entre Cantal et Puy-de-Dôme ;

en outre, la thématique des deux derniers poèmes de la série, numérotés 109 et 110 dans la présente section de Poésie pour tous,

recouvre celle du spectacle que nous préparions à cette époque-là, Danger. Urgence !, que nous avons joué en novembre 2015

et dont l’ébauche du début figure dans le même carnet

2. dans le manuscrit, le mot possible est écrit dans l’interligne inférieur, juste sous le mot potentiel,

ce dernier étant souligné d’un trait dont part une flèche, la pointe de celle-ci indiquant la fin du mot possible ;

nous avons donc interprété cela de la façon dont nous avons ici transcrit le vers

3. dans le manuscrit, le possessif ses est écrit de façon nette, de même que le participe réduit ;

cela indique donc que c’est le potentiel qui est réduit à ses quelques lignes ;

on ne peut cependant pas s'abstenir de relever l'homophonie avec “ces quelques lignes”…

4. dans le manuscrit, le poète avait d’abord écrit surveillé, mot qu’il a barré, conditionné étant écrit plus loin ;

il est impossible de savoir si les deux adjectifs participiaux ont été écrits successivement

avant que le premier soit barré ou si le deuxième a été écrit pour remplacer le premier ;

quoi qu’il en soit, tous les deux sont nettement écrits au masculin, ce qui indique que l’accord se fait toujours avec son possible potentiel ;

mais on ne peut pas faire l’impasse sur l’ambiguïté provoquée par une lecture à voix haute,

l’auditeur pouvant facilement comprendre “liberté conditionnée”

5. dans le manuscrit, surveillé est bien écrit au masculin, donc, une fois de plus, accordé avec son possible potentiel ;

toutefois, là encore, on ne peut pas faire l’impasse sur l’ambiguïté provoquée par une lecture à voix haute,

l’auditeur pouvant facilement comprendre “liberté conditionnée à l’argent, surveillée par…”

6. dans un premier temps, le poète avait écrit dès sa subversion, puis il a barré ces mots et a écrit dans l’interligne supérieur,

par ceux qui en disposent, le “p” de par partant nettement du “d” de dès

7. dans un premier temps, ce vers était trouver la force de sa personne même [personne même est une lecture très conjecturale],

puis le poète a écrit dans l’interligne supérieur les mots de l’être subversif à l’aliénation, délimités par une coche

dont la pointe se place entre les mots de et sa, mais ensuite il a barré le mot aliénation

8. dans un premier temps, ce vers et deux autres qui le suivaient étaient d’être subversion / briser les chaînes / ses propres chaînes,

puis le poète a barré le mot subversion ainsi que les deux vers qui suivaient et a écrit juste en dessous dépossédé ;

enfin, il a barré d’être, a écrit juste avant de se, a transformé dépossédé en déposséder et a ajouté de l’aliénation

après le deuxième vers barré, donnant aux deux vers en question la forme ici transcrite ;

naturellement, l'ordre des ces modifications est de nature conjecturale

9. dans le manuscrit, même est, comme souvent, abrégé en un “m” surmonté d’un accent circonflexe

10. dans un premier temps, le poète avait commencé ce vers par ne pas céder, puis, probablement dans le même mouvement,

il a barré ces mots et a écrit le vers tel que nous le transcrivons ici

11. dans un premier temps, ce vers et le suivant étaient des chaînes qui nous retiennent / aux faux conforts de l’asservissement,

puis le poète a d'abord barré de plusieurs traits l'adjectif faux et ensuite, d'un seul trait, les mots qui nous retiennent et aux conforts ;

12. dans le manuscrit, ce vers, le suivant et les trois premiers mots du vers qui suit ce dernier sont réécrits par-dessus à l’identique ;

notons également que dans un premier mouvement le poète avait commencé le premier de ces trois vers par le mot consentie, accordé au féminin,

puis il a réécrit le mot par-dessus à l’identique et enfin l’a barré d’un trait horizontal épais

13. ce vers est écrit sur deux lignes dans la partie supérieure de la marge gauche de la page, dans le sens perpendiculaire à celui de l’écriture du poème ;

une ligne qui se termine par une flèche pointant sur ce vers part de l’endroit où il doit se placer

14. ce vers et les cinq suivants ont peut-être été rayés par le poète avec des traits très ténus,

mais ces lignes, parfois ondulantes, que nous voyons peuvent être liées aux ajouts indiqués

dans la note 16 ci-dessous ou alors avoir préexisté à l’écriture de ces vers ;

par ailleurs, dans un premier temps, le poète avait écrit l’intégration ou l’acceptation,

puis il a barré les trois derniers de ces mots

15. lecture conjecturale ; peut-être pourrait-on lire gré

16. ce vers et les trois suivants sont écrits sur quatre lignes dans la partie inférieure et moyenne de la marge gauche de la page,

dans le sens perpendiculaire à celui de l’écriture du poème ; là encore, on peut se demander si les deux premiers de ces vers

ont été rayés ou s’ils ont été écrits sur des traits préexistants, cette dernière hypothèse étant renforcée par le fait que

les mots la cadence dans le troisième de ces vers semblent aussi affectés par lesdits traits sans qu’aucun autre mot les remplace

17. lectures conjecturales

horizontal rule

éric meyleuc

inédit

© ayants-droit d'Éric Meyleuc

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© Pedro Vianna                                                    dernière mise à jour : 15 avril 2021