Pedro Vianna, avec Éric Meyleuc absent-présent, propose
La rubrique Poèmes du mois de ce site créé le 14 avril 2001 a déjà publié 2 448 poèmes de 176 poètes de 31 origines nationales, sans compter ceux de P. Vianna Et la fête continue ! Bonne navigation ! pour accéder directement à l'ensemble des recueils de P. Vianna (texte intégral au format ".pdf") cliquez sur RECUEILS (PDF) ET RÉFÉRENCES DE PUBLICATIONS DE P. VIANNA ET DE É. MEYLEUC et pour connaître ses prochaines activités artistiques cliquez sur |
le flux des embarcations de la vie1 poussées par le souffle de la lumière matinale printemps quotidien2 qui ne se lasse pas du plaisir3 d’être surpris per ce monde en devenir des volets au silence vert ne demandent qu’à être4 ouverts un 25 Avril5 pour laisser scintiller resplendir6 une cascade pleine7 des œillets8 de la révolte —————— attendre de voir scintiller9 leur cascade d’œillets un 25 Avril
nota bene 1. ce poème est écrit (orientation paysage) à l’encre bleue au verso de deux petites feuilles issues d’un bloc au format 5,1 cm x 9,9 cm composé de cartes contenant des informations, imprimées à l’encre bleue, sur la bibliothèque universitaire où travaillait le poète ; aucune indication directe ne permet de déterminer la période de l’écriture de ce poème ; toutefois, la mention des œillets de la révolte et du 25 Avril, faisant clairement allusion à la Révolution des œillets du 25 avril 1974 au Portugal, permettrait d’associer ce poème à l’un de nos nombreux séjours dans ce pays ; en outre, les expressions le flux des embarcations et des volets au silence vert nous conduisent à penser plus particulièrement à trois séjours précis : un périple de quelques jours dans le nord du Portugal, avec une étape à Aveiro en juin 2011 ; une dizaine de jours dans l’Algarve (Pedras del Rei, à Tavira) en mai 2012 ; deux semaines dans le Parque nacional Peneda-Gerês en en août 2013 ; naturellement, ce ne sont là que des rapprochements, le poème ayant pu être écrit ailleurs qu’au Portugal, postérieurement à l’un de ces séjours et, qui sait, un 25 avril… ; notons également que jamais nous n’avons séjourné au Portugal durant un mois d’avril ; enfin, signalons que les deux petites feuilles sur lesquelles est écrit le poème sont accompagnées d'une autre feuille issue du même bloc, sur laquelle on lit une sorte de brouillon des cinq premiers vers du poème, avec de nombreuses ratures et réécritures 2. dans un premier temps, le poète avait écrit ce bonheur du printemps quotidien, puis il a barré les trois premiers mots 3. dans un premier temps, le poète avait écrit qui se lève pour le plaisir, mots qu’il a barrés pour écrire dans l’interligne supérieur, au-dessus des premiers mots, qui ne se lasse pas et, à la fin de la ligne, au plaisir 4. dans un premier temps, le poète avait écrit qui ne demande qu’à être, l’accord se faisant donc avec les volets, puis il a barré le relatif qui et à ajouté de biais, dans l’interligne supérieur, la marque du pluriel de la forme verbale, faisant ainsi l’accord avec les volets au silence vert et poursuivant le poème en écrivant ouverts au pluriel 5. dans un premier temps, le poète avait écrit au début de ce vers ouverts pour laisser et dans le vers suivant en ce jour du 25 Avril plein suivi du vers d’œillets de la révolte ; ensuite, il a barré les mots en ce jour du et écrit par un, mais il a également barré par et, au moyen d’une flèche, a placé les mots 25 Avril entre les mots ouverts et pour du vers précédent, en oubliant de modifier ou de barrer l’adjectif plein en fin de ligne (cf. la note 7 ci-dessous) 6. dans un premier temps, le poète avait écrit ce que nous lisons presser, mais qui pourrait éventuellement être promener écrit avec des lettres qui se chevaucheraient ; quoi qu’il en soit, il a barré cet infinitif verbal et à écrit au-dessus scintiller et en dessous resplendir sans trancher ; nous avons donc conservé les deux verbes dans notre transcription 7. après les modifications indiquées dans la note 5 ci-dessus, au début du vers presque entièrement barré, le poète a écrit en début de ligne, de biais, en montant et sur deux lignes, une cascade, oubliant soit de transformer plein en pleine, soit de barrer l’adjectif ; nous avons choisi ici de garder l’adjectif, en l’accordant avec cascade 8. dans un premier temps, le poète avait écrit d’œillets, puis, à la suite des modifications indiquées dans les notes 5 et 7 ci-dessus, il a barré d’ et écrit des avant œillets 9. ce vers et les deux suivants sont séparés des précédents pas un trait, sans que nous sachions si le poète voulait marquer une sorte de pause lors d’une lecture ou s’il hésitait quant à la manière de finir le poème ; quoi qu’il en soit, le poète avait écrit attendre leur, puis, en apparence immédiatement, il a barré leur pour continuer en écrivant de voir scintiller leur 25 Avril, mais il a barré ces trois derniers mots et écrit en dessous en ce 25 Avril où [lecture conjecturale] / sa cascade, pour ensuite barrer le premier de ces deux vers, ainsi que le possessif sa, remplacé par leur écrit juste avant ; après le mot cascade, le poète avait écrit ce que nous lisons nascer [naître, en portugais] suivi de le, puis il a barré l’infinitif verbal en portugais et l’article, pour écrire aux couleurs, mots qu’il a également barrés ; il a alors écrit juste en dessous des œillets, qu’il a ensuite transformé en d’œillets, et enfin il a écrit un 25 Avril en montant, dans le bord droit de la feuille, dans un sens perpendiculaire à celui de l’écriture du texte ; bien entendu, l’ordre dans lequel nous indiquons ici toutes ces modifications ne correspond pas forcément à celui où elles ont été faites par le poète éric meyleuc inédit © ayants-droit d'Éric Meyleuc
Retour
en haut de la page
|
|