Pedro Vianna, avec Éric Meyleuc absent-présent, propose

poésie pour tous

 

La rubrique Poèmes du mois de ce site créé le 14 avril 2001 a déjà publié

2 322 poèmes de 172 poètes de 31 origines nationales, sans compter ceux de P. Vianna

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poèmes d'éric meyleuc manuscrits 130

stupidité qui tue1

 une hécatombe rondement menée

au nom d’un Dieu salvateur

la seule sortie qui vaille la peine

Puisque le seule issue à la vie c’est la mort

Alors pourquoi s’évertuer à vivre

si l’existence ne ramène à rien

surtout si l’on refuse toutes les passions joies2

puisque la seule béatitude possible

est la rencontre avec Dieu après la mort

 

et que toute3 autre passion sur terre4

nous éloigne de cet amour

pour Dieu nécessaire

pour être soi5 accueilli par

lui après

cette mort inévitable

fatalité qui

ne peut que paraître

évidente à tous ceux

mutilés par la

souffrance

qu’offre cette vie de

misère

 

malaise face à la comédie

du bonheur

ou la souffrance

inavouable

car personnelle

égoïste

coupable

 

malaise face à sa propre faiblesse

inavouée car inavouable

non-dits

incompréhension

seul face à Dieu

le seul juge qui comprend

peur juste6 des autres qui

s’en remettent à Dieu dans7

leurs jugements8, eux-mêmes9

n’avouant qu’à Dieu

Personne pour se confesser

 

l’écriture

— pour soi / publication = succès = égoïsme —10

un moyen

de tenir la route jusqu’au haut11

de l’incompréhension, de la souffrance

banalité qui n’empêche

pas le suicide, de se retirer

de la vie

 

sans compter la culpabilité sans12 faute

inhérente à13 ce genre de religion

qui n’accepte aucune faiblesse

de l’âme et du cœur entraînant14

à leur suite le corps ou l’inverse

puisque apparemment tout15 manquement

s’inscrit dans le corps et en jaillit16 aussi

marqué par la souffrance

un corps qui

dans les faits

reste condamné

à la souffrance

 

nota bene

1. ce poème est écrit à l’encre bleue, de façon assez complexe, sur les parties vierges du verso d’une feuille de brouillon au format A4,

dont le recto contient des essais d’impression d’un graphisme destiné à un dossier de la revue bimestrielle Migrations Société

à paraître dans le numéro daté novembre-décembre 2003 ;

la moitié supérieure du verso à servi à l’impression d’un courriel de nature syndicale transféré à l’adresse du poète

en date du 22 janvier 2004 et imprimé ce même jour selon l’indication figurant en bas de page ;

cette date est donc le terminus post quem de l’écriture du poème ;

il nous semble important de noter ici que le poète était parfaitement athée, mais qu’il s’intéressait à l’histoire et à la critique des religions ;

à l’époque de l’écriture du poème, il avait lu de façon systématique La Bible ;

entre l’en-tête du message transféré et le message proprement dit, le poète a tracé une sorte d’ellipse traversée d’une ligne courbe ;

juste à droite de la dernière ligne de ce message, le poète a dessiné une figure stylisée qui fait penser à un être volant,

les bras ouverts, le tronc droit et les jambes pliées en arrière en angle droit, la tête étant surmontée d’une sorte d’auréole ;

après la signature de l’expéditrice, le poète a dessiné, vers le bord gauche de la page, une sorte d’œil,

dont la pupille fait penser à une cible, et à droite de cet œil, le touchant, une sorte d’arbalète ;

enfin, un peu plus bas, entre ce que nous avons considéré comme le titre du poème et le premier bloc de texte,

le poète a dessiné une sorte de tête de baleine allongée, prolongée vers la gauche par une tige se terminant par une espèce de lame de hache ;

une sorte de jet courbe allant vers la droite sort de la tête de la baleine et se termine en bifurquant ;

quelques autres traits figurent par-ci, par-là dans la page ;

en ce qui concerne le poème proprement dit, le texte est constitué du titre et de six blocs clairement délimités par des traits ;

des flèches indiquent, selon nous assez clairement, l’ordre de ces blocs ;

nous avons dans notre transcription séparés les blocs de texte par une ligne vide ;

ce que nous avons considéré comme le titre est écrit par-dessus à l’identique, entre les deux dessins indiquées ci-dessus, l’œil/arbalète et la baleine ;

il est encadré par des traits irréguliers à gauche et en haut, ainsi que par une sorte de bouclier à droite ;

le premier bloc de texte, est écrit au centre du tiers inférieur de la page et il est le seul écrit en ligne droite,

tous les autres étant écrits plus ou moins de biais ;

le deuxième se trouve à droite, dans la marge, à peu près à la même hauteur ;

le troisième est écrit dans la marge de droite, à mi-hauteur de la page, entre le quatrième et le cinquième bloc ;

le quatrième se trouve dans la marge de droite et dans la partie supérieure de la page, au-dessus du troisième bloc ;

le cinquième, toujours écrit dans la marge de droite, se place entre le quatrième et deuxième bloc ;

enfin, le sixième et dernier bloc est écrit dans la marge de gauche, grosso modo à la hauteur du premier ;

2. le poète avait d’abord écrit les mots les joies au début du vers suivant, puis il les a barrés et a écrit joies, sans article,

au-dessus du mot passions, qui n’est nullement barré ; nous aurions donc pu également transcrire toutes les joies passions

3. dans le manuscrit, le mot toute est, comme souvent, abrégé en tte

4. la barre du “t” du mot terre se confondant avec le trait qui sépare le deuxième bloc de texte du cinquième,

nous aurions pu lire soit lieu, soit lien, mais il nous a semblé problématique de lire la préposition qui précède le mot autrement que comme sur

5. le mot soi résulte d’une lecture en partie conjecturale ; il nous a semblé que, dans un premier mouvement, le poète avait écrit le mot sûr,

comme s’il allait écrire être sûr d’être accueilli, mais il se serait immédiatement ravisé et transformé sur en soi,

ce qui donne un “oi” écrit de façon quelque peu inhabituelle chez lui ;

l’autre possibilité envisageable conduirait à considérer que le poète avait barré le mot sûr, de façon très inhabituelle cependant

6. juste est une lecture conjecturale

7. dans le manuscrit, le mot dans est, comme souvent, abrégé en ds

8. jugements est une lecture en partie conjecturale, le mot nous ayant semblé abrégé en jgts

9. dans le manuscrit, le mot mêmes est, comme souvent, abrégé en un “m” surmonté d’un trait

10. dans le manuscrit, les mots pour soi / publication sont écrits au-dessus du mot moyen à la hauteur de la barré du “t” du mot écriture ;

ensuite, le mot publication est surmonté d’un signe d’égalité placé verticalement, avec au-dessus le mot succès,

également surmonté du même signe avec au-dessus le mot égoïsme, le tout se trouvant à l’extrême limite du bord droit de la feuille,

entre le cinquième et le troisième bloc de texte ; cela nous a conduit à transcrire ici ces mots entre tirets

11. haut est une lecture en partie conjecturale ; peut-être aurait-il été plus facile de lire bout, mais le “b” du poète étant assez caractéristique

et figurant plusieurs fois dans le poème, il nous a semble que la première lettre du mot ne pouvait être qu’un “h” ou un “l”, d’où notre choix

12. sans est une lecture en partie conjecturale

13. dans un premier temps, le poète avait écrit qu’offre ce genre de religion, puis il a barré qu’offre et a écrit juste en dessous inhérente à

14. dans le manuscrit, on lit en traînant, en deux mots ; toutefois le poète ne liant pas forcément toutes les syllabes d’un même mot,

la lecture entraînant nous a semblé plus adaptée au sens du texte

15. dans le manuscrit, le mot tout est, comme souvent, abrégé en tt

16. dans le manuscrit, les mots et en jaillit sont écrits dans l’interligne supérieur la conjonction et se plaçant entre les mots corps et aussi

horizontal rule

éric meyleuc

inédit

© ayants-droit d'Éric Meyleuc

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© Pedro Vianna                                                    dernière mise à jour : 15 septembre 2022