Pedro Vianna, avec Éric Meyleuc absent-présent, propose

poésie pour tous

 

La rubrique Poèmes du mois de ce site créé le 14 avril 2001 a déjà publié

2 322 poèmes de 172 poètes de 31 origines nationales, sans compter ceux de P. Vianna

Et la fête continue !                                                                   Bonne navigation !

Bienvenue Sommaire de la section Sommaire général Les nouveautés Agenda Poèmes du mois É. Meyleuc et son œuvre P. Vianna et son œuvre Poèmes divers Poèmes très courts Acrostiches Poèmes et images Poèmes graphiques Poèmes dits Poèmes en musique Poèmes et sculptures Poèmes en vidéo Des sites à visiter Contact

pour accéder directement à l'ensemble des recueils de P. Vianna (texte intégral au format ".pdf") cliquez sur

RECUEILS (PDF) ET RÉFÉRENCES DE PUBLICATIONS DE P. VIANNA ET DE É. MEYLEUC

et pour connaître ses prochaines activités artistiques cliquez sur

 AGENDA

poèmes d'éric meyleuc manuscrits 277

j’essaie de me rappeler des mots1

comme2 ruminer sa3 rancune

et en même4 temps

ressasser des choses qui me

sont arrivées et que je n’arrive

pas à digérer

je ressasse le passé5

comme6 si je me reprochais de ne

pas avoir agi comme6 j’aurai dû

je me reproche mon manque de réactivité7

mon manque d’initiative

esprit préoccupé

toujours8 absent aux autres9

dans le creux10

sur le désert dunaire de

ma main un11 lagon rose

de flamand

dans12 le désert dunaire de ma main13

rigoles14 (asséchées) cheminées15 par le vent

de mon imagination et lui donnant16

un lit de chemin à parcourir17

parcours18

peupler

abreuver

clapoter

raconter19

parcours déjà accomplis20

arrivés à leur terme21

en cours22

à venir

 

nota bene

1. ce poème est écrit à l’encre noire dans la moitié inférieure de la cent-trente-quatrième page écrite

et dans la moitié supérieure de la cent-trente-cinquième d’un livre de notes offert au poète

lors du 27e Salon du livre de Paris, en mars 2007 (le pays à l’honneur était l’Inde), au format 13,5 cm x 19,6 cm,

relié en « toile Monceau Cachemire sur GTI », contenant 200 pages non lignées

(dont six pages de garde et de crédits, deux au début et quatre à la fin), soit 100 feuilles, de couleur blanche,

au format 12,7 cm x 18,7 cm, mais dont les deux premières feuilles ont été arrachées probablement avant de servir ;

ce livre de notes contient un grand nombre de poèmes, des réflexions diverses, des aide-mémoire, des notes personnelles,

des notes prises à partir de lectures, le tout écrit entre la fin de 2010 et le 20 octobre 2014,

la presque totalité des textes étant datés ; le dernier texte daté, qui figure dans la cent-quatre-vingt-sixième page écrite du livre,

est précédé de la mention le 20/10/2014 ;

le poème que nous transcrivons ici n’est pas daté ; néanmoins, d’une part, il est postérieur à une brève note portant sur un court-métrage

diffusé sur la chaîne Arte le 23 novembre 2013, laquelle figure dans le dernier tiers de la cent-trente-troisième page

du livre de notes, et, d’autre part, il est antérieur à une longue note de réflexion au sujet du film

Juste cause d’Arne Glimcher, diffusé sur la chaîne RTL9 le 9 janvier 2014,

laquelle va de la cent-cinquante-et-unième page au tout début de la cent-cinquante-quatrième du même livre ;

aucun des textes figurant entre ces deux notes n’est daté ; nous pouvons donc, dans un premier temps,

situer l’écriture du poème transcrit ci-dessus entre les deux dates indiquées ;

mais, par ailleurs, dans le premier cinquième de la cent-quarante-cinquième page du livre de notes,

figure l’embryon du poème numéroté 131 dans la section Les autres poèmes d’Éric Meyleuc de

Poésie pour tous, lequel est daté par le poète de novembre 2013 ; cela permet de fixer au 30 novembre 2013

le terminus ante quem de l’écriture du poème transcrit ici ;

dans la marge de gauche, à la hauteur du huitième et du neuvième vers de notre transcription, est dessiné une sorte de “W” allongé ;

un trait droit horizontal sépare le poème transcrit ici du distique numéroté 276 dans la présente section de Poésie pour tous,

lequel occupe le deuxième quart de la cent-trente-quatrième page du livre de notes, et un autre trait de même nature

le sépare d’une longue note personnelle, politique et sociale qui occupe la moitié inférieure de la cent-trente-cinquième page,

ainsi que les deux pages suivantes et le premier tiers de la centre-trente-huitième ;

par ailleurs, notons que, dans le manuscrit, ce vers et les deux suivant sont réécrits par-dessus à l’identique

en outre, il convient de souligner que la transcription des trois premiers vers de ce poème est en partie problématique ;

en effet, dans le manuscrit, le troisième vers de notre transcription paraît avoir été ajouté dans l’interligne qui sépare les deux premiers,

d’abord sous la forme en même temps, le et initial semblant avoir été ajouté ensuite, mais une flèche courbe partant de ce et

pointe vers l’interligne qui précède le vers ressasser des choses qui me ;

si tout cela semble clair, un détail vient compliquer la lecture :

à la fin du second vers de notre transcription, figurent deux traits qui peuvent n’être qu’un “gribouillis”,

mais que l’on peut aussi comprendre comme formant une flèche courbe tournée vers la gauche, dont la pointe se place juste à la fin du mot rancune,

le “fût” courbe de la “flèche” montant et s’arrêtant un peu avant l’espace qui sépare les deux derniers mots du premier vers,

ce qui signifierait que ces deux mots devraient venir après le mot rancune ;

si cette hypothèse était correcte, on pourrait alors lire ces trois vers d’au moins deux autres façons :

j’essaie de me rappeler / comme ruminer sa rancune des mots / et en même temps

ou alors j’essaie de me rappeler sa rancune des mots / comme ruminer / et en même temps ;

à ce sujet, voir également la note 3 ci-dessous

2. dans le manuscrit, comme est, comme souvent, abrégé en un “c” surmonté d’un accent circonflexe

3. dans le manuscrit, sa est écrit de façon très nette, alors que l’on aurait pu s’attendre au possessif de la première personne, “ma” ;

le pronom de la troisième personne semble donc renvoyer à une formulation générale, voire à un interlocuteur

ou à une interlocutrice que le poète n’a pas voulu identifier

4. dans le manuscrit, même est, comme souvent, abrégé en un “m” surmonté d’une barre

5. dans le manuscrit, ce vers est écrit légèrement de biais en montant, dans la marge de gauche,

en commençant à la hauteur de l’interligne qui sépare les quatrième et cinquième vers de notre transcription

et en finissant à la hauteur du sixième vers ; aucun trait n’indique où ce vers doit être placé ;

nous avons donc choisi de le placer ici, mais nous aurions pu également le placer entre le troisième

et le quatrième vers de notre transcription, sans préjudice du sens général

6. dans le manuscrit, dans ses deux nouvelles occurrences, comme est, comme souvent, abrégé en un “c” surmonté d’un accent circonflexe

7. dans le manuscrit, ce vers et le suivant sont réécrits par-dessus à l’identique

8. dans le manuscrit, toujours est, comme souvent, abrégé en tjs

9. dans le manuscrit, ce vers est écrit de biais en montant, en fin de page, sur trois lignes,

manifestement faute de place en raison du décalage vers la droite du premier mot

10. dans le manuscrit, le vers dans le creux, écrit tout en haut de la cent-trente-cinquième page, semble avoir été ajouté,

le poète ayant peut-être l’idée de substituer ces mots à dans le désert, à la suite de l’ajout indiqué dans la note 13 ci-dessous ;

ces mots n’ayant été ni barrés ni mis entre parenthèses, nous avons choisi de conserver ici les deux formulations

11. dans un premier temps, il semblerait que le poète avait écrit des lagons roses, mais ensuite il a écrit un par-dessus des

sans barrer les “s” marquant le pluriel, comme souvent à peine ébauchés, des deux derniers mots du vers

12. dans le manuscrit, dans est, comme souvent, abrégé en ds

13. dans le manuscrit, ce vers est écrit légèrement de biais en montant dans la marge de gauche, sur trois lignes, en commençant

à la hauteur de l’interligne qui sépare le vers précédent du vers suivant, sans qu’aucun trait n’indique où ce vers doit être placé ;

compte tenu du sens, il nous a semblé qu’il devait être placé ici

14. dans le manuscrit, le mot rigoles est réécrit par-dessus à l’identique

15. dans le manuscrit, cheminés est écrit dans l’interligne inférieur juste en dessous de asséchées mis entre parenthèses ;

ce dernier mot n’ayant pas été barré, nous avons choisi de le conserver ici, le poète ayant l’habitude de ce genre de formulations,

y compris dans des poèmes publiés de sont vivant

16. dans le manuscrit, les mots de mon imagination sont réécrits par-dessus à l’identique ;

en outre, il semblerait  que les mots et lui donnent ont été ajoutés ultérieurement

17. dans le manuscrit, ce vers et les cinq suivants, ainsi que le mot parcours du vers qui les suit sont réécrits par-dessus à l’identique

18. dans le manuscrit, parcours est placé juste en dessus de chemin à la hauteur de l’interligne qui sépare le mot parcourir, à la fin du vers précédent,

du mot peupler qui constitue à lui seul le vers suivant, le poète ayant peut-être l’idée de choisir ensuite l’un des deux mots ;

le mot chemin n’ayant été ni barré ni mis entre parenthèses, nous avons décidé de conserver ici les deux formulations

19. dans le manuscrit, le poète avait d’abord commencé ce vers par un ou des mots (qui pourraient être se perdre) qu’il a

ensuite mis entre parenthèses pour enfin les barrer de divers traits très denses qui les ont rendu illisibles,

puis il a commencé à écrire juste à côté de mots barrés, légèrement décalé ver le haut, un mot qui commençait par ra,

syllabe qu’il a également mise entre parenthèses puis barrée d’un trait pour écrire enfin, juste en dessous, raconté,

mot réécrit par-dessus à l’identique, suivi d’un trait courbe vertical prolongé par une flèche

indiquant que cet infinitif verbal devait être aligné sur les précédents

20. dans le manuscrit, le “s” final d’accomplis n’est pas explicite, mais compte tenu du pluriel évident qui figure dans l’ajout indiqué

dans la note suivante, il nous a paru que le mot parcours était employé ici au pluriel et que, par conséquent, la suite était accomplis

21. dans le manuscrit, arrivés à leur terme semble avoir été ajouté juste en dessous du mot accomplis ;

ce dernier mot n’ayant pas été barré ni mis entre parenthèses, nous avons considéré que les deux formulations devaient être conservées

22. dans un premier temps, le poète avait écrit à venir / en cours,

puis au moyen d’une flèche courbe il a indiqué que le premier de ces deux vers

devait être placé à la suite du second et terminer ainsi le poème

horizontal rule

éric meyleuc

inédit

© ayants-droit d'Éric Meyleuc

horizontal rule

Retour en haut de la page                                                                                                                                                                           Poème précédent Poème suivant
Bienvenue ] Sommaire de la section ] Sommaire général ] Les nouveautés ] Agenda ] Poèmes du mois ] É. Meyleuc et son œuvre ] P. Vianna et son œuvre ] Poèmes divers ] Poèmes très courts ] Acrostiches ] Poèmes et images ] Poèmes graphiques ] Poèmes dits ] Poèmes en musique ] Poèmes et sculptures ] Poèmes en vidéo ] Des sites à visiter ] Contact ]

Les textes, les sons et les images qui figurent dans les différentes pages de ce site sont protégés par les lois nationales et les conventions internationales en vigueur. Leur reproduction par quelque moyen que ce soit demeure soumise à l'autorisation de l'auteur. Selon les normes et usages habituels, les courtes citations à objectif pédagogique et non commercial sont autorisées à condition que les sources soient clairement indiquées

Ce site est optimisé pour le navigateur Mozilla Firefox sur un écran plat 19"
avec "taille du texte" ("text size") réglée à “moyenne" ("middle") dans le menu "affichage" ("view")
Pour toute question ou tout problème concernant ce site web, envoyez un courrier électronique à
pvianna@free.fr
en cliquant sur l'adresse ci-dessus si vous utilisez "outlook express" ou sinon à partir de votre messagerie habituelle
© Pedro Vianna                                                    dernière mise à jour : 15 septembre 2022