Pedro Vianna, avec Éric Meyleuc absent-présent, propose
La rubrique Poèmes du mois de ce site créé le 14 avril 2001 a déjà publié 2 448 poèmes de 176 poètes de 31 origines nationales, sans compter ceux de P. Vianna Et la fête continue ! Bonne navigation ! pour accéder directement à l'ensemble des recueils de P. Vianna (texte intégral au format ".pdf") cliquez sur RECUEILS (PDF) ET RÉFÉRENCES DE PUBLICATIONS DE P. VIANNA ET DE É. MEYLEUC et pour connaître ses prochaines activités artistiques cliquez sur |
la douleur1 une douleur doux leurre pour mieux s’y complaire dans lequel on crée2 une coque de complainte dans un noyau3 de complainte qui s’enfonce4 où5 en nous tel une lame à laquelle on aiguise notre lame de haine où se crève6 qui nous crève les yeux nous rend insensibles à celle des autres que l’on voudrait aussi mortelle que la nôtre le sang bue7 éclate nous explose carrément et jaillit en traîne dans le plein de8 la non-vie qui nous obstrue les superposées pressions mégafortes9 éclate les vaisseaux sanguins10
se dessiller dessiller ses yeux il faut savoir dire stop
nota bene 1. ce poème est écrit à l’encre noire sur le verso d’une feuille au format A5, issue d’un feuille de brouillon au format A4 et dont le recto indique qu’elle avait été distribuée lors d’une réunion associative à laquelle avait participé Pedro Vianna le 15 mars 2018, ce qui indique le terminus post quem de l’écriture de ce texte ; en transcrivant ce poème, nous n’avons pu faire abstraction du fait que le 9 juin 2018 le poète a été victime d’une l’hémorragie cérébrale foudroyante qui l’a jeté dans un coma profond dont il n’est pas sorti avant son décès officiel le 11 juin ; mais sans doute, la situation de la mère du poète, victime d’un AVC quelques années auparavant, n’est-elle pas étrangère à la thématique de ce poème ; il convient également de noter que nous avions rendu visite à la mère du poète du 27 au 29 avril 2018 dans l'EHPAD où elle vit, pour y donner une représentation de notre spectacle Pour rester zen : des contes à méditer et à faire sourire 2. dans un premier moment, ce vers et les deux suivants figuraient avant celui qui les précède ici ; ensuite, le poète a souligné le premier de ces trois vers, a mis tous les trois entre parenthèses et, au moyen d’une flèche, a indiqué la place qui est la leur dans notre transcription ; par ailleurs, le second de ces trois vers était, au départ, dans une coque, mais le poète a ensuite barré la préposition dans 3. noyau est une lecture conjecturale ; nous aurions également pu lire masque, manque, moyen, le mot ayant été retouché ; le mot écrit à l’origine pouvait être vague ou bogue 4. nous aurions également pu lire s’enlise 5. où est une lecture très conjecturale, qui suppose ici une interrogation ; tel que le mot apparaît dans le manuscrit, on pourrait, dans l’absolu, lire “on”, mais cela ne nous semble pas avoir de sens ici ; l’autre possibilité, serait de considérer qu’il s’agissait du mot ainsi, mais alors abrégé sous une forme que nous n’avons jamais rencontrée dans les manuscrits du poète 6. on aurait pu lire on se crève, mais il faudrait alors admettre ici l’existence d’une sorte d’anacoluthe 7. bue, ici troisième personne du présent de l’indicatif du verbe buer (dégager de la buée, de la vapeur), nous a semblé la seule lecture possible 8. dans le manuscrit, faute de place sur la page, à partir de ce vers, le texte est écrit dans la marge de gauche, dans le sens perpendiculaire à celui des vers précédents, les lignes d’écriture étant tournées vers l’extérieur ; par ailleurs, dans le manuscrit, la préposition dans est, comme souvent, abrégée en ds ; en outre, en début de vers, on pourrait aussi lire entraîne en un seul mot enfin, dans le plein pourrait être lu dans le pleur ou dans les pleurs 9. dans le manuscrit, mégafortes est écrit dans l’interligne inférieur, entre les mots pressions et éclate, avec, en apparence, un espace entre méga et fortes, mais nous savons que, souvent, le poète ne liait pas toutes les syllabes d’un mot 10. dans le manuscrit, les mots vaisseaux sanguins sont quelque peu éloignés de l’article les, car entre eux se trouve un que, barré, écrit dans le sens de l’écriture de la première partie du poème et qui ne semble se rattacher à rien éric meyleuc inédit © ayants-droit d'Éric Meyleuc
Retour
en haut de la page
|
|