Pedro Vianna, avec Éric Meyleuc absent-présent, propose

poésie pour tous

 

La rubrique Poèmes du mois de ce site créé le 14 avril 2001 a déjà publié

1 962 poèmes de 156 poètes de 30 origines nationales, sans compter ceux de P. Vianna

Et la fête continue !                                                                   Bonne navigation !

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poèmes d'éric meyleuc 112

Ingrédients

la tête d’un loup au musée grévin

la gueule ouverte de sang

une soirée bien arrosée après une pleureuse lecture poétique

L’âge de glace : la dérive des continents (extrait)

le loup de Wall Street qui se prend pour un lion qui singe le gorille

Frantz Fanon les damnés de la terre filmés par Raoul Peck

halloween

la porte qui s’ouvre sur un thérianthrope à tête de loup

événements pas nécessairement concomitants

mais qui peuvent donner un drôle de rêve

 

Sur la plage

sable lumineux

un lion

un beau lion

à la belle crinière

et qui joue sur cette grève

comme enivré par les embruns

plonge dans la mer

tournoie sur lui même

autour de moi

de mon corps

corps molasse

comme aviné

suspendu dans l’air

pour ne pas dire pendu

comme une marionnette inerte qui se balance nonchalamment

au bout de ses ficelles1

sans prise matérielle

absence au monde

au-dessus de la grève

avance inexorable

maître de rien

le long de la mer

en parallèle d’une mère en naufrage

esclave de cette icône sacrifiée au ban d’un bestiaire ayant mis à sec la fontaine

parfois le dos de mes pieds laissent une traînée

comme un cadavre tiré par la dernière goutte de vin...

il pivote autour de ce goulot

sur lui-même

une vision circulaire horizontale

mais qui ne voit pas le ciel

le lion parfois ouvre le rase-mottes funèbre

et singe de clinique

mes pieds lui bottent l’arrière-train

sans dérailler de mes lianes facétieuses

il se retourne surpris

et un peu peiné

ce regard peut-être2 le mien

bien que

qui se cache derrière ce regard

quel est celui qui fait avancer l’autre

prisonnier de la même ivresse

ce lion libre fou

ce compagnon de sable que j’envie et qui m’inquiète à la fois

lui

bien alerte sur ses pattes

semble chercher à animer

moi

le cadavre girouette

qui ne veut pas prendre pied

et se prend les pieds dans le derrière

le lion en alerte

s’arrête

dans mon dos

volte-face à lui

le regarde

et

cette voix

qui est cette voix

serait-ce le lion

qui dit

le loup

lui

il dévore

je gire

180 degrés

le lion dans le dos

face à un grand loup

immobile

puis

fatalement

en arrière

l’instant d’après

je regire

180 degrés inversé3

et le lion

ce compagnon de grève

a fait place nette

seul

je suis

face au loup

loup qui bondit sur moi

vient me déflorer

crocs plantés en bout de ma chair

mon bras

y reste suspendu

à ce moment

nous sommes deux pendus

lui

à ma chair assez fraîche

malgré le cadavre

pour y rester accroc4

pareil à moi

crocheté

à la dernière goutte

qui se fait génie

 

lion

j’ouvre ma gueule en rugissant

pour saisir la sienne

 

je ne veux dévorer personne

je veux être

ni lion

ni loup

ni larmes de crocodile

ni autre singerie de bête sans amour

 

nota bene
nous ne disposons pour ce poème
que d'un seul fichier Word du 15 novembre 2017

1. ce vers et les deux suivants sont en rouge, ce qui pourrait indiquer que le poète avait l'intention de les modifier

2. ici, peut-être, lecture tout à fait plausible, pourrait aussi être une faute de frappe pour peut être

3. tel que c'est écrit, inversé se réfère à je ; mais peut-être une faute de frappe a-t-elle provoqué l'omission d'un "s", auquel cas nous aurions inversés, accordé à 180 degrés

4. le “c” final d'accroc pourrait résulter d'une faute de frappe ou d'inattention,

le poète voulant renvoyer à l'idée d'“addiction” ; toutefois, si l'on entend une pause avant accroc,

ce mot a tout son sens ici ; nous avons donc décidé de le conserver tel quel

horizontal rule

éric meyleuc

2017

inédit

© ayants-droit d'Éric Meyleuc

horizontal rule

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© Pedro Vianna                                                    dernière mise à jour : 15 mai 2019