Pedro Vianna, avec Éric Meyleuc absent-présent, propose

poésie pour tous

 

La rubrique Poèmes du mois de ce site créé le 14 avril 2001 a déjà publié

2 322 poèmes de 172 poètes de 31 origines nationales, sans compter ceux de P. Vianna

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poèmes d'éric meyleuc manuscrits 191

Ces formes imposées1

par des obstacles invisibles

décrivant des sinuosités à angles droits

un corbeau perché fièrement

en maître des cimes

bouillonnement printanier

qui sourd en éclosion

bourgeonnante et plumale2

couronne hérissée d’épines de bourgeons3

massif fleuri.4

les roseaux en mer éjaculatoire5

les épis ébouriffés par le soleil6

les narcisses7

et les crocus

sont là

peluchés8

par le vent

couronne courroucée de bourgeons impatients9

couronne d’épines bourgeonnante10

chatons mollement suspendus11

breloques malmenées par le vent

 

ambiance sombre12 menaçante

d’arbres espiègles

mes frères de solitude.13

 

nota bene

1. ce poème est écrit à l’encre noire, dans les quatre derniers cinquièmes de la quarantième page écrite

et le premier cinquième de la quarante-et-unième d’un livre de notes offert au poète

lors du 27e Salon du livre de Paris, en mars 2007 (le pays à l’honneur était l’Inde), au format 13,5 cm x 19,6 cm,

relié en « toile Monceau Cachemire sur GTI », contenant 200 pages non lignées

(dont six pages de garde et de crédits, deux au début et quatre à la fin), soit 100 feuilles, de couleur blanche,

au format 12,7 cm x 18,7 cm, mais dont les deux premières feuilles ont été arrachées probablement avant de servir ;

ce livre de notes contient un grand nombre de poèmes, des réflexions diverses, des aide-mémoire, des notes personnelles,

des notes prises à partir de lectures, le tout écrit entre la fin de 2010 et probablement la fin d’octobre 2014,

la presque totalité des textes étant datés ; le dernier texte daté, qui figure dans la cent-quatre-vingt-sixième page écrite du livre,

est précédé de la mention le 20/10/2014 ;

le poème que nous transcrivons ici est précédé de la date 6 mars 2011 et d’un dessin abstrait aux « sinuosités à angles droits » ;

le premier cinquième de la quarantième page écrite contient, ligne après ligne, les chiffres de 2 à 5, comme pour indiquer que

durant ces quatre jours de mars le poète n’avait pas écrit, du moins dans ce carnet ;

après la fin du poème, une sorte de grande coche qui démarre à gauche de la date suivante (8 mars 2011)

et dont l’une des branches, presque horizontale, va jusqu’au bord droit de la quarante-et-unième page et l’autre, bien plus courte,

remonte à la hauteur de l’avant-dernier vers et se termine par une sorte de boucle vers la gauche traversée horizontalement par un trait courbe

2. cette lecture est en partie conjecturale ; plumale, en tant qu’adjectif serait un néologisme, car le mot plumal a existé en moyens français,

mais en tant que substantif, dans le sens de plumet, de panache (cf. http://zeus.atilf.fr/plumal) ;

l’adjectif ne semble pas avoir existé ; néanmoins, il faut se rappeler qu’en latin plumale est la forme neutre

du nominatif, du vocatif et de l’accusatif singulier de l’adjectif plumalis, plumalis,

avec le sens de “garni de plumes”, “emplumé” (cf. http://www.dicolatin.com/FR/LAK/0/PLUMALE/index.htm) ;

une autre lecture possible de ce mot dans le manuscrit serait fluviale, qui aurait pu faire écho au verbe sourdre dans le vers précédent ;

à notre avis, plumale correspond plus à l’esprit du poème, mais nous sommes conscients de la subjectivité de notre choix

3. dans un premier temps, le poète avait écrit couronne de pointes bourgeons en épine, puis il a écrit dans la marge de gauche l’adjectif hérissée,

souligné, avec une flèche partant du trait de soulignement et dont la pointe se place entre les mots couronne et de,

a transformé ce de en d’épines, les deux dernières syllabes du mot étant écrites de biais en descendant,

a ajouté dans l’interligne inférieur de, à la hauteur de l’espace entre le mot pointes, barré,

et a barré à la fin du vers les mots en épines, qui, d’ailleurs, faute de place, étaient écrit en deux lignes

4. dans le manuscrit, ce vers est réécrit par-dessus à l’identique

5. dans un premier temps, le poète avait écrit les roseaux en éjaculation, puis il a transformé éjaculation en éjaculatoire,

a écrit dans l’interligne inférieur, délimités par une coche dont la pointe se place entre de et éjaculatoire, les mots mer de pelage,

qu’il a ensuite mis entre parenthèses, pour après ajouter une parenthèse ouvrante juste avant de pelage

et enfin barrer ces deux mots, sans cependant barrer la première parenthèse ouvrante ;

naturellement, l’ordre des ces modifications et conjecturale ;

en outre mer est une lecture en partie conjecturale ; peut-être serait-il possible de lire mue

6. dans un premier temps, le poète avait ici commencé un vers par le mot ébouriffé, qu’il semble avoir pensé à transformer en s’ébouriffer

— une idée qu’il aurait abandonnée immédiatement puisque l’adjectif participial n’a pas été transformé en infinitif —

puis il a barré ces mots pour continuer le poème par le vers les narcisses ;

cependant, ultérieurement, le poète à écrit dans la marge de gauche, de biais sur cinq lignes, ce vers tel que nous le transcrivons ici,

mais qu’il avait commencé par le mot aux, barré probablement aussitôt écrit ;

les quatre lignes non barrées sont bordées à droite d’un trait vertical d’où part une flèche indiquant où doit être placé le vers

7. dans un premier temps, le poète avait écrit les narcisses / et les crocus ont pris leurs / quartiers / toujours,

puis il a barré tous les mots à compter de ont et après toujours il a écrit sont là ;

nous pensons que si le poète est passé à la ligne entre les narcisses et et les crocus,

c’était simplement parce que les ajouts faits dans l’interligne (cf. la note 5 ci-dessus) l’y ont contraint ;

de même le découpage de cette première mouture semble dû à une simple question de place

8. ce vers et le suivant sont écrits de biais, en montant, le premier légèrement, le deuxième de façon bien plus marquée,

peut-être simplement en raison de la proximité du bord inférieur de la page

9. ce vers et le suivant sont écrits dans la marge de gauche de la page, dans le sens perpendiculaire à celui du poème,

les lignes étant tournées vers l’intérieur ;

l’emplacement de ce vers est conjectural, aucun élément ne l’indiquant expressément ;

par ailleurs, dans un premier temps, le poète avait écrit couronne couronnée

[lecture conjecturale, car la façon dont le mot a été barré le rend difficilement lisible]

puis il a barré ce que nous lisons couronnée et a écrit juste en dessous courroucée

10. le poète ne formant pas toujours les “s” finaux, on pourrait également lire bourgeonnantes

11. à compter de ce vers, le texte passe à la quarante-et-unième page

12. sombre est une lecture en partie conjecturale ; peut-être serait-il possible de lire ambre, voire ombre

13. ce vers est écrit sur trois lignes, sans doute faute de place, dans la marge de droite de la page,

en commençant à la hauteur du vers précédent, mais séparé de lui par une sorte de parenthèse ouvrante ;

cela pourrait indiquer que le poète l’a ajouté, après avoir tracé la “coche” que nous avons mentionnée à la fin de la note 1 ci-dessus

en outre, dans un premier temps, le poète avait d’abord écrit mes complices, puis, probablement juste après,

il a barré ce dernier mot pour continuer en écrivant frères de

horizontal rule

éric meyleuc

inédit

© ayants-droit d'Éric Meyleuc

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© Pedro Vianna                                                    dernière mise à jour : 15 septembre 2022