Pedro Vianna propose

poésie pour tous

 

La rubrique Poèmes du mois de ce site créé le 14 avril 2001 a déjà publié

1 764 poèmes de 144 poètes de 28 origines nationales, sans compter ceux de P. Vianna

Et la fête continue !                                                                   Bonne navigation !

Bienvenue Sommaire de la section Sommaire général Poèmes du mois Poèmes très courts Acrostiches Poèmes graphiques Poèmes et images Poèmes et sculptures Poèmes dits Poèmes en musique Poèmes en vidéo Des sites à visiter Vianna et son œuvre Contact Les nouveautés

pour accéder directement à l'ensemble des recueils de P. Vianna (texte intégral au format ".pdf") cliquez sur

RECUEILS (PDF) ET RÉFÉRENCES DE PUBLICATIONS

et pour connaître ses prochaines activités artistiques cliquez sur

 AGENDA

poèmes divers 07

Randonnée

(extrait)

pour Jean-Frédéric

même s'il

n'y comprend rien

VOYAGE

la création prend le pas

le pied sur le trottoir

l'idée dans le cerveau

 

tôt, le matin, le métro

met longtemps à passer

 

le poème commence à Duroc

direction Châtillon

(ces wagons ont une autre gueule

à six heures du matin)

à Montparnasse

le changement bienvenu

je glisse vers la Nation

la seule vraie nation de ma vie

le terminus du métro

 

je ne crois pas aux patries

je préfère l'être humain

je romps les frontières

pendant qu'elles sont obstacle

j'ai arraché les racines

le prix est lourd à payer

les découvertes en valent le cri

 

métro connu

chemin connu

pensant au croissant au beurre

au pain au chocolat

au chausson aux pommes

pour renforcer l'écriture

 

erreur de calcul

ça n'ouvre qu'à six heures et demie

 

le temps d'écrire quelques lignes encore

à la maison

en-briques-en-vrac

HALEINE

allez

le boulanger appelle

les temps ont changé

le bonheur existe

l'amour est réel

malgré les pressions

c'est fini le temps

des Roméos et des Juliettes

c'est fini le temps

des malentendus

 

l'amour est un bout de chemin fait ensemble

un grandir en commun

une vie entière

vécue

durant quelques tours de la montre

 

ça, messieurs les tout-puissants

personne ne me le prendra

cette croyance au bonheur

cette exigence d'aimer

 

toutes mes amours sont plus fortes

que vos barreaux

tous mes baisers baume

pour ces blessures que vous m'infligez

 

toute vie est un coup sur les chaînes

la poésie c'est vie

 

voilà mes enfants

mes vers qui se cherchent

gauchers

sans lyrisme

cherchant à libérer

les mots

la forme

le geste

le cœur

les utopies

tout ça chemin du four qui rougit

pour nourrir ma poésie

inconnue des boulangers

 

"Bonjour, Monsieur"

un peu indifférente

à force d'être gentille

pour bien vendre son pain

 

c'est agréable

le sourire de la boulangère

le premier du matin

"Bonjour, Madame"

 

et je pense à l'équilibre

récupéré

pour avancer jusqu'au prochain point

de déséquilibre

 

savoir que tout est relatif

comme la couleur de tes yeux

et que l'absolu y est

comme le flot de sperme

qui jaillit de tes entrailles

 

"Bonne journée, Madame"

"Vous aussi, Monsieur"

 

je le souhaite vraiment

elle, peut-être aussi

LE ROI EST MORT VIVE LE ROI

je rentre chez moi

petit recoin où je me gare

quand vous cognez trop fort

et je n'en peux plus

seul

partie foncière du monde

je me sens Phénix

repoussant des cendres

de ce feu sauvage

rallumé par toi

attisé par moi

 

je fends le ventre

de ce croissant au beurre

et mes dents savourent

le goût du travail humain

 

dans ce pain au chocolat

je dévore Paris

et mes enfances tristes

 

dans le chausson

je retrouve

les pommes

de mille ans d'histoire

 

et je me venge

 

de toutes les prisons

de toutes les tortures

de toutes les polices

de tous les fascistes

de tout le monde

au nom de tous

leurs victimes

JE MANGE UN GÂTEAU AU CHOCOLAT

c'est le droit

que personne n'ôte à personne

 

se payer un gâteau au chocolat

même s'il est créé

à partir d'un biscuit

dessiné sur l'emballage

déchiré

couvert de poussière, perdu

dans un coin de cellule

d'un stade-prison

 

c'est ça l'éternité

un gâteau au chocolat

mordu pour tous par ma bouche

PROLOGUE

je regagne mes vers

le poème est fini

je suis vidé

 

le bout de chemin est fait

 

(ça se vit cher, un poème)

 

il faut relancer le doute

 

se remettre en question

 

(manipulerais-je les gens?)

 

faire le prochain geste

 

embrasser les amours suivantes

 

offrir le prochain gâteau au chocolat

 

 

et maintenant

il faut que je dorme

 

horizontal rule

pedro vianna

à Paris

sur les bancs des quais du métro

dans le métro

à Albin-Cachot

de six heures à midi et demi

le 20.XI.76

in De l'autre côté du silence

horizontal rule

Retour en haut de la page                                                                                                                                               Poème précédent Poème suivant
Bienvenue ] Sommaire de la section ] Sommaire général ] Poèmes du mois ] Poèmes très courts ] Acrostiches ] Poèmes graphiques ] Poèmes et images ] Poèmes et sculptures ] Poèmes dits ] Poèmes en musique ] Poèmes en vidéo ] Des sites à visiter ] Vianna et son œuvre ] Contact ] Les nouveautés ]

Les textes, les sons et les images qui figurent dans les différentes pages de ce site sont protégés par les lois nationales et les conventions internationales en vigueur. Leur reproduction par quelque moyen que ce soit demeure soumise à l'autorisation de l'auteur. Selon les normes et usages habituels, les courtes citations à objectif pédagogique et non commercial sont autorisées à condition que les sources soient clairement indiquées

Ce site est optimisé pour le navigateur Mozilla Firefox sur un écran plat 19"
avec "taille du texte" ("text size") réglée à “moyenne" ("middle") dans le menu "affichage" ("view")
Pour toute question ou tout problème concernant ce site web, envoyez un courrier électronique à
pvianna@free.fr
en cliquant sur l'adresse ci-dessus si vous utilisez "outlook express" ou sinon à partir de votre messagerie habituelle
© Pedro Vianna                                                    dernière mise à jour : 15 juillet 2017