Pedro Vianna, avec Éric Meyleuc absent-présent, propose

poésie pour tous

 

La rubrique Poèmes du mois de ce site créé le 14 avril 2001 a déjà publié

2 322 poèmes de 172 poètes de 31 origines nationales, sans compter ceux de P. Vianna

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poèmes d'éric meyleuc manuscrits 146

comment vivent les gens des montagnes1

comme ceux des plaines

comment vivent les gens des villes

comme2 ceux des campagnes

ils ont tous la télé l’électricité, la voiture

sauf les pauvres évidemment

comment vivent les pauvres des montagnes

pauvrement comme2 tous les pauvres

et cela dans tous les pays

ce qui change

c’est le niveau de pauvreté du pays3

et donc la masse de pauvres qui y habite

c’est qu’il y a des pays plus4 riches

des pays plus4 pauvres

des dictatures

avec un taux5 de pauvreté6

plus7 ou moins8 important

mais9 l’incapacité des gens à

crier10 est la même11

soit par choix dans

des pays riches soit plus

contraints

et peut-être que c’est12 porter témoignage

voyager pour témoigner des injustices, violentes13 de toute14 sorte15

 

parole nomade via internet      Internet     la parole

qui voyage par internet et qui témoigne

le témoignage =16 parole nomade

 

Nomades du monde entier unissez-vous17

pour la liberté, pour libérer l’humain18, la

parole de l’homme19, libérer les échanges

les rencontres des entraves frontalières et identitaires

 

comment vivre20

 

comment dit-on manger

boire

pauvreté

on ne dit pas pauvreté en inuit

pays extraordinaire

on ne dit pas neige en papouaise

ils n’ont donc jamais froid c’est une question toute21

relative    il fait froid à 20°     le symptôme pour le moins22

chair de poule et

tout est une23

question de relativité

celle du coût de

la vie   on peut être

pauvre dans24 un pays et riche dans24 un autre

 

toutes les histoire rencontrées25

sont très universelles

 

nota bene

1. ce poème est écrit au feutre fin bleu sur le verso d’une feuille de brouillon au format A4,

dont le recto contient des épreuves d’un dossier de la revue bimestrielle Migrations Société

destiné à paraître dans le numéro daté novembre-décembre 2005 ;

cela nous permet de considérer décembre 2005 comme le terminus post quem de l’écriture du texte ;

toutefois, ont peut rapprocher la thématique de ce poème de celle du poème numéroté 107

dans la section Les autres poèmes d’Éric Meyleuc de Poésie pour tous, lequel a été écrit en juillet 2007 ;

il est donc possible d’imaginer que ces deux poèmes soient contemporains ;

par ailleurs, notons que, à droite du texte, à peu près au quart de la hauteur de la page,

figure un cercle presque entièrement rempli à l’encre bleue, qui, à partir de sa partie haute,

est prolongé vers la gauche et en descendant par une forme stylisée

dans laquelle on peut voir une sorte de feuille ou une tête d’oiseau ;

ce dessin sert aussi à limiter le bloc de texte ajouté indiqué dans la note 6 ci-dessous ;

indiquons enfin que dans l’angle supérieur droit de la page, séparé du poème par des traits à gauche et en dessous,

nous lisons sur cinq lignes, séparées par des traits, écrites à l’encre noire des notes qui pourraient avoir un lien

avec le poème de juillet 2007 mentionné ci-avant, mais qui auraient pu être à la base de l’écriture du poème que nous transcrivons ici ;

voici ces notes : situation des mots / situer mots dans [abrégé en ds] leur / parole [le mot parole, écrit de façon très ramassée,

est placé dans l’interligne inférieur, en dessous de mots] / contexte / situation universelle ; au début de cette dernière ligne, nous lisons, barré, situ

2. dans le manuscrit, dans les deux occurrences, l’adverbe comme est, comme souvent, abrégé en un “c” surmonté d’un trait

3. ce vers et le suivant ont été ajoutés, car ils sont écrits dans l’interligne,

l’écriture remontant lorsque le texte atteint le dessin indiqué dans la note 1 ci-dessus ;

l'ajout se prolonge jusqu’au bord droit de la page, et les trois derniers mots sont écrits sous les mots des pauvres ;

le découpage de notre transcription est donc de notre fait ;

en outre, les mots du pays sont écrit de biais en montant, entre de pauvreté et et donc

4. dans le manuscrit, dans les deux occurrences, plus, comme souvent, est abrégé en +

5. dans le manuscrit, taux est abrégé en tx

6. dans le manuscrit, ce vers et les six suivants, qui ont été ajoutés, figurent à droite du texte principal,

séparés de lui en haut par le dessin indiquée dans la note 1 ci-dessus et à gauche et en dessous

par des traits droits qui épousent la forme du bloc de texte

7. dans le manuscrit, plus est encore une fois abrégé en +

8. dans le manuscrit, moins est abrégé en

9. dans le manuscrit, mais est comme souvent abrégé en ms

10. crier est une lecture conjecturale

11. dans le manuscrit, même est comme souvent abrégé en un m surmonté d’un trait

12. dans un premier temps, le poète avait écrit, peut-être que le, puis il a barré le et a écrit,

probablement immédiatement, c’est et il semblerait qu’il a alors ajouté et en début de vers,

cette conjonction étant placée légèrement décalée ver le haut

13. nous lisons bien violentes, mais ce qui serait la barre horizontale du “t” se confond avec l’un des traits mentionnées dans la note 6, ci-dessus ;

si notre lecture est correcte, le poète aurait oublié une virgule après l’adjectif qualifiant les injustices, puis qu’il nous a semblé qu’il en avait placé une avant ;

l’autre possibilité consisterait à lire violences, mais alors le “c” serait écrit d’une façon qui ne ressemble nullement

aux formes habituelles de cette lettre dans les textes du poète

14. dans le manuscrit, toute est comme souvent abrégé en tte

15. dans le manuscrit, manifestement faute de place à la fin de la ligne, le mot sorte, abrégé en ste, figure tout seul à la ligne suivante

16. on pourrait également lire ce signe comme étant >

17. dans le manuscrit, entre ce vers et le précédent, il y a un dessin qui fait penser à une ligne d’horizon montagneuse

avec à la hauteur de la fin de son deuxième tiers un trait vertical, comme un petit poteau ;

ce dessin est suivi de deux courbes entrelacées, comme une tresse horizontale ;

en outre, ce vers et les trois suivants sont bordés à gauche d’une sorte d'étroit quadrilatère

plus haut que large et dont le côté droit est concave

18. dans le manuscrit, l’humain est écrit en surcharge ; il semblerait que dans un premier temps le poète avait écrit les hommes,

puis qu’il a transformé les en l’ et écrit humain par-dessus hommes

19. dans un premier temps, le poète avait écrit la / parole et ces entraves, puis il a transformé et en de,

a barré les mots ces entraves et a écrit, légèrement de biais en montant l’h, que nous aurions pu transcrire également par l’humain ;

toutefois, vu la modification faite par le poète indiquée dans la note précédente, il nous a semblé plus pertinent de lire ici l’homme

20. dans le manuscrit, les deux mots sont placés à l’intérieur d’un double rectangle

et le mot vivre est réécrit par-dessus à l’identique

21. dans le manuscrit, toute est comme souvent abrégé en tte

22. pour le moins est une lecture conjecturale ; dans le manuscrit les mots se trouvent liés

23. dans le manuscrit, manifestement faute de place à la fin de la page, ce vers et les quatre suivants

sont écrits juste à gauche des cinq vers qui les précèdent

24. dans le manuscrit, lors de ces deux occurrences, dans est comme souvent abrégé en ds

25. dans le manuscrit, ce vers est le suivant sont écrits dans la marge de gauche, en haut,

dans le sens perpendiculaire à celui du reste du texte, sur deux lignes tournées vers l’extérieur ;

faute d’indication précise de la part du poète, nous avons choisi de les placer ici à la fin du poème

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éric meyleuc

inédit

© ayants-droit d'Éric Meyleuc

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© Pedro Vianna                                                    dernière mise à jour : 15 septembre 2022